Le 1er trimestre 2025 marque vraiment un retournement de tendance du marché avec un volume de transactions en net rebond et des prix qui se stabilisent.
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Après deux années de marasme liées à la hausse des taux d’intérêt et à des prix immobiliers très élevés, le marché immobilier a repris de l'élan avec un nombre de transactions immobilières en forte augmentation au premier trimestre 2025.
Comment expliquer ce rebond ? Quelle est son ampleur ? À quoi faut-il s'attendre pour l'année 2025 ?
La Fnaim avait annoncé lors de sa conférence de presse de janvier 2025 que le marché immobilier français avait amorcé une phase de stabilisation fin 2024 et qu’il donnait des signes prometteurs pour 2025.
La Chambre des notaires partageait le même avis, puisque dans sa note de conjoncture de janvier 2025, elle annonçait que « le marché immobilier semble enfin atteindre son point bas après deux années de chute brutale et vertigineuse ».
Force est de constater que la reprise est bien là. Chez imkiz, notre activité est en progression de près de 80 % au premier trimestre 2025 par rapport au premier trimestre 2024.
Du côté des portails de petites annonces immobilières, la tendance est également à la hausse. Par exemple, le portail Bien’ici a annoncé une progression de 20 % de ses visiteurs début 2025 par rapport à début 2024.
Pour ce qui est des crédits immobiliers, l’Observatoire du Crédit CSA annonce une hausse de plus de 10 % de la production de crédits immobiliers dans l’ancien au début de l’année par rapport à début 2024.
Enfin, selon Se Loger, « le marché immobilier s’est montré très dynamique en ce début d’année 2025. C’est même du jamais vu depuis 5 ans ! » On constate une forte augmentation des candidats à l’achat dans la plupart des villes du Top 10, hormis Nantes qui reste dans une situation compliquée.
L'activité immobilière redémarre donc clairement en ce début d'année, mais qu'en est-il des prix ?
Si le volume de transactions immobilières a bien redémarré depuis le début de l’année, et en réalité depuis le dernier trimestre 2024, il n’en va pas de même pour les prix.
Une grande partie de l’effondrement du marché au cours des deux dernières années s’explique par la hausse des taux d’intérêt, mais aussi par le niveau élevé des prix de l’immobilier.
Ce qui a permis au marché de repartir de l’avant, c’est la baisse des taux d’intérêt amorcée depuis plus d’un an, ainsi que la baisse des prix de l’immobilier qui a redonné du pouvoir d’achat aux acquéreurs.
Début 2025, on a donc observé une stabilisation des prix, même si certaines villes ont vu leurs prix repartir légèrement à la hausse. Si l’on se réfère à Se Loger à fin mars, les évolutions sont les suivantes :
Derrière ces chiffres du Top 10, on observe néanmoins des situations contrastées avec des villes qui ont poursuivi leur baisse comme Bordeaux (-1,1 %) ou Nantes (-2,4 %), d’autres qui se sont stabilisées comme Marseille ou Nice, et enfin certaines qui ont légèrement rebondi comme Lyon (+1,7 %) ou Toulouse (+2,2 %).
L’année 2024 s’est achevée sur un recul très marqué du nombre de transactions immobilières, avec environ 775 000 transactions, alors que plus de 1 200 000 avaient été enregistrées en 2021.
Il s’agit donc d’une baisse record sur les 25 dernières années.
Pour 2025, les prévisions sont nettement plus optimistes puisque le nombre de transactions est attendu en hausse d’environ 15 %, avec une année qui devrait se situer entre 850 000 et 900 000 transactions.
Le premier trimestre s’inscrit clairement dans cette perspective.
Côté prix, en revanche, ceux-ci devraient rester relativement stables tout au long de l’année ; leur stabilité étant même une condition essentielle à la reprise du marché.
Il existe effectivement quelques sources d’inquiétude concernant le maintien de la dynamique actuelle.
Tout d’abord, certains propriétaires sont tentés de relever leur prix de vente ; c’est ce qui explique très clairement le rallongement des délais de vente constaté au premier trimestre malgré la hausse du nombre de transactions.
Mais au-delà de ce risque, on peut craindre un arrêt de la baisse des taux d’intérêt amorcée fin 2023, qui a permis le redémarrage du marché. Selon la Banque de France, la baisse du taux d’intérêt moyen des nouveaux crédits à l’habitat devrait se poursuivre encore quelques mois, mais la hausse de l’OAT 10 ans pourrait freiner cette tendance et, au mieux, permettre une stabilité des taux.
Enfin, l'environnement économique est sans doute moins lisible qu’il ne l’était il y a quelques mois. La remise en cause des droits de douane prévue par l’administration américaine fait peser un risque de ralentissement de l’économie mondiale.
Sur le plan géopolitique, les tensions autour de la guerre en Ukraine, notamment, ne sont pas favorables à la stabilité nécessaire pour confirmer la bonne tendance actuelle du marché immobilier.
En conclusion, et plus que jamais pour les propriétaires vendeurs, il est préférable de vendre rapidement pour profiter d’une bonne dynamique dans un contexte où aucune hausse de prix significative n’est attendue en 2025. À titre d’information, le délai moyen de vente chez imkiz est de 31 jours dès lors que le prix de commercialisation est cohérent avec les prix du marché.
Pour terminer, on peut reprendre la conclusion du dernier édito Se Loger/Meilleurs Agents : « Pour nos équipes data-scientists de Meilleurs Agents, il n’y a donc plus de raison d’hésiter. Si le projet immobilier est envisagé à court terme, il semble plus pertinent de se lancer dès maintenant plutôt que de risquer de manquer une belle opportunité. »
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